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Roger Vanden Stock (Voorzitter/président 1996-...)

voorzitter président

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#1 Gascar

Gascar
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Posted 16 April 2013 - 19:35

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Né le 13-08-1942, actuel président du RSC Anderlecht


 

 

Roger Vanden Stock est l'actuel président du RSC Anderlecht (depuis 1996).

Il est le fils de feu Constant Vanden Stock, président d'honneur du club, dont le stade du RSC Anderlecht porte le nom.

Roger Vanden Stock occupe depuis plus de 25 ans des fonctions très importantes dans le monde du football Belge (URBSFA & Ligue pro) et Européen (UEFA & FIFA). Il est reconnu pour son travail dans la création du système de la Ligue des Champions de l'UEFA, ainsi que celui de la nouvelle formule de la Coupe UEFA. Il a aussi été vice président de l'union Belge de Football jusqu'en 2007. Depuis cette date il a décidé de s'occuper à 100% de son club et du projet de nouveau stade aux normes européennes.

La famille Vanden Stock était propriétaire de la brasserie Belle-Vue à Zuun, principalement connue pour ses différentes variétés de gueuze et de kriek.

 

Roger Vanden Stock, célèbre mais méconnu

BERTI,CHRISTOPHE

Page 33

Lundi 2 janvier 2006

 

Série (5 et fin) Les nouveaux hommes forts du sport belge À 63 ans, le président d'Anderlecht est au coeur du débat brûlant de la réforme du football belge.

 

 

Mais qui est vraiment Roger Vanden Stock ? La question peut sembler farfelue, mais pourtant, peu de gens pourraient y répondre sérieusement, au-delà des poncifs traditionnels. Certes, on sait qu'il est président d'Anderlecht, qu'il est le fils de Constant, qu'il veut réformer le football belge et qu'il participe souvent à des réunions à l'UEFA. Pour le reste, on ne connaît pas grand-chose de cet homme de 63 ans qui pourrait devenir le prochain président de l'Union belge et qui se présente en tout cas, avec Michel Preud'homme, comme le porte-drapeau du changement nécessaire.

 

Inconnu et réformateur, voilà bien deux contradictions pour quelqu'un présent dans le milieu du ballon rond depuis si longtemps, officiellement depuis 1973, quand il devient administrateur d'Anderlecht, club dont son père a pris la présidence deux ans plus tôt.

 

C'est que longtemps, très longtemps, Roger a vécu dans l'ombre du paternel, figure impressionnante et incontournable du sport belge au XXe siècle, 93e au concours du plus grand Belge de tous les temps, côté flamand en tout cas. Un héritage lourd et difficile à porter, avec toutes les critiques acerbes qui peuvent accompagner ce genre de filiation.

 

En effet, on a dit de Roger qu'il était un fils à papa, qu'il ne pensait qu'à jouer au golf, qu'il était trop petit pour son costume et autres amabilités du même acabit. Lors de la Coupe du monde 1994, il est alors chef de la délégation belge aux Etats-Unis, la presse, du nord au sud du pays, tire sur lui à boulets rouges pour une gestion maladroite d'un événement de poids.

 

C'est donc avec une image oscillant entre le mauvais et le médiocre qu'il prend la succession de Constant au Sporting, en avril 1996, alors que le club traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire, quelques mois après l'arrêt Bosman et alors que « l'affaire Nottingham » rend les choses encore plus compliquées.

 

Pour rappel, c'est Roger lui-même, en portant plainte contre les maîtres chanteurs, qui va porter l'affaire au grand jour. Et l'assumer avec beaucoup de dignité sans jamais, nulle part, tuer l'image du père, même si tout le monde s'accorde pour souligner que Roger est plus victime que coupable dans cette sombre histoire.

 

A cette époque, Vanden Stock Junior est comparé chaque jour à son père. « Quand on perdait un match de Coupe d'Europe, Constant traversait le vestiaire sans regarder personne, le silence se faisait et ces quelques secondes valaient tous les discours du monde, se souvient une ancienne vedette du club.

 

Avec Roger, il nous félicitait parce qu'on s'était bien battu, malgré la défaite ! J'avais l'impression que cette attitude trop gentille ne poussait pas les jeunes à se remettre en question. Il a fallu du temps pour que le nouveau président se fasse respecter. » Depuis lors, Roger s'est fait un prénom et une carapace.

 

Avec trois titres de champion de Belgique (son père en a gagné 10 en 25 ans) et, surtout, cinq participations à la Ligue des champions, dont trois d'affilée.

 

« Une Ligue des champions dont la formule actuelle, peu de gens le savent, est due à quelques hommes dont Roger Vanden Stock, explique Herman Van Holbeeck, le manager d'Anderlecht. Le président est trop modeste, mais il suffit d'aller chercher le rapport de l'UEFA pour se rendre compte que c'est lui, avec quelques autres, qui avait lancé l'idée des poules en C1. » Aujourd'hui, Vanden Stock est vice-président du Comité des compétitions des clubs, en compagnie d'un certain Karl-Heinz Rummenigge. Un comité stratégique de l'UEFA qui prépare les Coupes d'Europe de demain.

 

« C'est symbolique de l'homme, commente un proche. Il ne se met jamais en avant et reste finalement méconnu aux yeux d'un grand public qui a une image floue de lui. Alors que ceux qui le côtoient sont étonnés par sa simplicité et sa connaissance des dossiers. » En langage moderne, on dirait que Roger Vanden Stock « ne soigne pas sa com », pour utiliser un doux euphémisme. Et donc, on retient plus quelques phrases maladroites, glissées à la va-vite, plutôt que de gratter pour trouver la profondeur du personnage.

 

« Je sais que je suis un mauvais tacticien, nous disait-il récemment. Mon image m'intéresse peu, et de toute façon, il est trop tard, à 63 ans, pour la changer. Mais pour moi, les idées comptent plus que ma gloire. » Ses idées, il les martèle depuis des années : une Fédération plus moderne, un championnat à 14 équipes et des nouveaux stades en Belgique, à commencer par Anderlecht. « Ça me rend fou de voir que des pays comme l'Ecosse ou le Portugal sont largement en avance sur nous. Et que l'Autriche et la Suisse, coorganisateurs du prochain Euro, sont sur la même voie. Accrocher le bon wagon va devenir de plus en plus difficile. »

 

Un discours auquel toute personne sensée ne peut qu'adhérer, mais dans les faits, l'immobilisme est toujours de mise. Car une idée pour le football belge qui vient du parc Astrid, c'est forcément suspect.

 

« Son plan pour un nouveau championnat et une nouvelle Fédération aurait déjà dû être approuvé depuis longtemps, explique un de ses amis intimes. Mais ses adversaires se disent qu'il cache derrière ses idées une volonté de défendre surtout son club. Alors qu'il a prévu des compensations financières pour les formations qui descendent en D2 et que, dans un système de playoffs, il est prêt à ce qu'on remette toutes les équipes à égalité, ce qui serait dommageable surtout aux grands et donc à Anderlecht. Je pense vraiment que c'est son image, plus que ses idées, qui pose problème. »

 

Il faut dire que le conflit d'intérêts est présent à chaque coin de rue quand on entend Roger Vanden Stock dire qu'il veut jouer un rôle à la Fédération et à Anderlecht. « Les autres membres de l'Union belge ne viennent pas des clubs, peut-être ? se défend-on au Sporting. Et personne ne voit un conflit d'intérêts quand on évoque le nom de Michel Preud'homme, par exemple... » Une question d'image, on vous disait. Dans son club, celle-ci reste souvent celle d'un modérateur, d'un homme au-dessus de la mêlée, souvent trop gentil avec ses joueurs et trop gentil tout court.

 

« Je suis dans le vestiaire depuis longtemps et je ne l'ai jamais vu vraiment s'énerver ou en tout cas piquer une colère énorme alors que parfois, il aurait pu nous remonter les bretelles, note un joueur. Il a toujours laissé ce rôle à Michel Verschueren. Avec nous, il a un rapport beaucoup plus calme et toujours positif. »

 

« C'est un gentleman dans un milieu qui ne l'est pas

, résume Van Holsbeeck. C'est tout à son honneur, mais je trouve qu'il ne se protège pas assez. Et qu'il n'est pas payé de ses efforts : les joueurs ne lui rendent pas toujours ce qu'il leur donne et le foot belge aurait tout à gagner à l'écouter davantage. Je me souviens qu'à la Ligue pro, lors des discussions pour les droits télé, il a pris la parole en disant qu'Anderlecht ne signerait pas un nouveau contrat de moins de 25 millions d'euros. Certains ont alors rigolé en disant qu'il exagérait, mais personne ne se plaint, aujourd'hui, alors que Belgacom a versé 36 millions... »

 

Quand on est riche, président d'Anderlecht, qu'on vit près du stade avec un appartement à Méribel et une résidence à Knokke, le tout en étant un grand-père attentif et un hédoniste qui partage quelques bonnes tables avec Luciano D'Onofrio, entre autres, derrière quoi peut-on encore courir ? La reconnaissance ? « Soyons sérieux : s'il avait voulu être président de l'Union belge à tout prix, il le serait depuis longtemps, conclut Van Holsbeeck. Mais, pour ne rien changer, cela ne l'intéresse pas. »

 

« Si j'écoute mon épouse, ma famille et tous mes amis, je n'y vais pas, sourit-il. Je ne veux pas être président pour parader, mais parce que je crois que le football belge doit se moderniser, sinon il court à sa perte. J'espère que mêmes mes ennemis le comprendront. »

 

Des ennemis qui l'égratignent désormais dans plusieurs interviews. Mais ces critiques lui font finalement moins mal que le silence de certains « amis », du côté de Bruges, par exemple.

 

« Pour se réconforter, il peut se dire qu'en neuf ans de présidence à Anderlecht, il a gagné le respect de son père, conclut un membre de la famille. C'est peut-être sa plus belle victoire. »

 

 

 

 

 

REPÈRES REPÈRES

 

 

Nom. Roger Vanden Stock.

 

Naissance. 13 août 1942.

 

Situation familiale. Marié, deux enfants.

 

Organisation du sport. A Anderlecht, administrateur et secrétaire général depuis 1973 et président depuis 1996. A l'Union belge, membre de la commission de sécurité en 1989, cooptation au Comité exécutif en 1989 et premier vice-président du Comité exécutif en 1991. A la Ligue professionnelle, vice-président de 1980 à 1987 et président de 1987 à 1997. A l'UEFA, membre de la Commission d'organisation depuis 1982 et vice-président du Comité des compétitions des clubs depuis l'an 2000. A la Fédération internationale, membre de la Commission des études stratégiques, section finances, depuis 2005. A l'Entente brabançonne, membre et président.

 

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