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Albert Roosens (Voorzitter/président 1951-1971)

voorzitter président

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Posted 16 April 2013 - 19:28

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Born: 16-08-1916 in Anderlecht
Died: 08-09-1993

RSCA president from 1951 until 1971

 

FR:

Albert Roosens

Albert Roosens, né à Anderlecht, s'est inscrit au club comme joueur le 4 février 1930 et resta fidéle au club bruxellois toute sa carrière. Quand il quitta le club en janvier 1973, c'était un peu comme s'il signait auprès de tous les clubs belges, lorsqu'il fut désigné secrétaire général de l'Union Belge de Football, une fonction qu'il occupa jusqu'au 31 décembre 1987. Il prit ensuite sa retraite et laissa sa place à Alain Courtois.

Albert Roosens était une forte personnalité, sobre, clair et précis dans ses déclarations. C'est sans aucun doute un des dirigeants en Belgique qui a vu le plus grand nombre de joueurs de toutes catégories d'âge en plein action, que ce soit des tribunes ou directement sur les pelouses d'entraînement. Il avait toujours le temps d'aller visionner un jeune talent personnellement. Personne ne pouvait le conseiller sur les qualités techniques de tel ou tel joueur, il savait tout à l'avance. En tant qu'amateur et connaisseur de football, il fonda avec l'entraîneur Pierre Sinibaldi le grand Sporting des années 1960, une équipe talentueuse avec Van Himst et les autres. Avec le secrétaire général Eugène Steppé, il formait un duo efficace qui dessina les bases solides avec lesquelles Vanden Stock et Verschueren allaient pouvoir ensuite travailler.

Après avoir participé à la montée d'Anderlecht en D1, Albert Roosens se vit ensuite entouré de garçons comme Victor Dorre Erroelen, Michel Van Vaerenbergh et Arnold Noulle Deraeymaecker. Il les saluera plus tard en tant que président. C'est ce qu'il fit aussi avec Vanden Stock, qui fut d'abord joueur avant de devenir responsable d'un centre de formation du Sporting. Un accident assez grave en août 1937 l'obligea a mettre un terme à sacarrière sportive. En 1944, il allait cependant encore enfiler ses chaussures de football avec les Press Wanderers le samedi après-midi, avant d'encore jouer avec les vétérans d'Anderlecht.

Juste avant la fin de la 2e Guerre Mondiale, en septembre 1944, il fut désigné comme secrétaire général du club bruxellois. Il fut ensuite vice-président et quand le président Théo Verbeeck décéda en 1951, c'est lui qui reprit alors la fonction de président. Eugène Steppé, alors secrétaire administratif, fut désigné ensuite secrétaire général. C'est ce que Théo Verbeeck avait toujours souhaité.

Ce nouveau président allait d'emblée se montrer autoritaire et dynamique. Grâce à lui, le club évolua en 29 ans de présidence de stade d'amateurisme à quelque chose de bien plus professionnel. Dans la même période, il fallait compter sur la concurrence du Standard, où le président Paul Henrard et le secrétaire général Roger Petit oeuvraient dans le même sens.

Pour la saison 1950-1951, on passa à sessions d'entraînement par semaine au Sporting. Ceci pouvait uniquement se faire quand les joueurs recevaient pour cela une compensation financière pour perte de travail. L'Union n'autorisait cela qu'aux joueurs qui ne gagnaient pas plus de 42.000 francs par saison. Le président Kiekens de l'Antwerp ne les payait même pas pour la perte de travail et les renvoyait au 'Statut des Joueurs Indépendants', voté en 1935 par l'Union, grâce à quoi le club pouvait offrir tout un tas d'avantages matériels aux joueurs à condition qu'ils ne fassent pas du football leur activité profesionnelle principale. De cette façon, on mettait fin en quelque sorte à l'amateurisme pur et simple. En 1935, l'Union alla encore plus loin en décidant d'ouvrir et de réguler le marché des transferts. Ainsi, les clubs pouvaient acheter et vendre des joueurs d'après leurs possibilités financières.

Mais quand Roosens arriva au pouvoir, il considéra ce statut dépassé et chercha d'autres façons de faire. Dans son livre 'Anderlecht, l'histoire d'un Grand Club', Eugène Steppé commente: "Soucieux de l'avenir de ses joueurs, le RSCA fonda le Fonds de Prévision pour les joueurs du club. Une augmentation des 'impôts' internes au club en quelque sorte qui étaient enregistrés et ensuite versés sur les comptes individuels des joueurs, que le club ouvrait lui-même au nom des intéressés. La somme versée sur ces comptes ne pouvait être effectivement touchée que quand le joueur avait atteint l'âge des 35 ans. A quelques exceptions près, tous les joueurs se sont inscrit. Certains d'entre eux sont bien contents d'avoir touché ce petit capital en plus en fin de carrière".

Au moment où Roosens devenait président, le Sporting avait déjà glané 4 titres, dont 3 d'affilée (1949-1950-1951). Avec une 6e place, sa première année en tant que président était une année de transition. L'année suivante, tout le monde désirait décrocher un 5e titre, surtout que le club était encore en tête lors de la 27e journée de championnat. Mais suite à des défaites contre le Racing Mechelen et Liège, le titre s'en alla en direction de l'équipe de Rocourt.

Les Mauves furent champions l'année suivante, en 1953-1954, notamment grâce à une superbe rencontre à La Gantoise en janvier, lorsque les Anderlechtois s'imposèrent 2-4 de façon souveraine sur un terrain complètement gelé.

Le Sporting commençait aussi à se faire connaître sur la scène européenne. Après le match Angleterre - Sélection Mondiale organisé à l'occasion du 100 e Anniversaire de la FA, Anderlecht alors emmené par le Britannique Bill Gormlie joua à Highbury, terrain d'Arsenal. A l'époque, Arsenal avait la réputation d'une équipe solide et stabile comme l'Angleterre, mais Rie Meert et Co mirent cette réputation à mal en s'imposant sur le score de 2-3, à savoir la première victoire d'une équipe étrangère sur le terrain de Highbury en 90 ans. Après le match, Roosens allait féliciter ses joueurs et serra la main à Meert, Matthys, Dekoster, Gettemans, Valet, Degelas, Van Steen, H. Vandenbosch, Mermans, Decorte et J. Vandenbossche.

En mars 1954, Anderlecht fit encore parler de lui avec le victoire 3-2 contre le Racing Club de Buenos Aires pour l'inauguration des nouvelles installations d'éclairage. Entre-temps, le club avait aussi fondé son Ecole des Jeunes ainsi que la Commission Technique, laquelle se composait du président, du secrétaire général, d'un docteur, d'un responsable technique, d'un responsable pour les entraînements physiques et un responsable de la Jeunesse. Cette commission avait pour mission de superviser les problèmes d'ordre technique, social, familial, médical et même caractériel qui pourraient accabler les joueurs.

En 1943, le club avait dû faire face à plusieurs coups durs, pas uniquement la lourde défaite 7-0 contre le Spartak Moscou, mais aussi le décès du vice-président Leon De Porre.

Après un tournoi avec le Sporting au Congo, Albert Roosens fut élu en juin 1955 membre du Comité Exécutif de l'URBSFA. En 1967-1968, il occupa la fonction de vice-président jusqu'à sa nomination en tant que secrétaire général en 1973.

1955 fut pour le club et son président l'année des premières apparitions en Coupe d'Europe. Le premier adversaire fut le Voros Lobogo (Hongrie), une équipe dans laquelle on retrouvait certains internationaux comme Nandor Hidegekuti, Lantos et Palotas. En novembre 1953, ces joueurs avaient livré une démonstration à Wembley, en gagnant 3-6! Ce fut le même résultat pour Anderlecht, après avoir pourtant ouvert la marque et atteint la mi-temps avec un retard d'un seul but (3-2). Dans le bouquin 'Anderlecht, le Grand Espoir', Albert Roosens raconte ceci à Roger De Somer concernant le match retour: "C'était notre 69e match internationel, mais le premier vrai match de compétition contre une équipe étrangère dans un stade rempli. C'était un beau match, et personne n'aurait pu prédire le résultat. C'était sans compter sur l'arbitre néerlandais Bronkhorst, qui pourtant avait une bonne réputation: il siffla un coup franc contre Martin Lippens alors que la faute était pour nous. Avec un attaquant de la trempe de Hidegekuti, c'était bon pour un goal. Après la pause, nous sommes revenu à 1-1, après quoi les Hongrois marquèrent le but de la victoire à 12 minutes du terme. On se créa beaucoup d'occasions dans ce match, mais leur gardien arrêtait tout. Il s'appelait Arpad Fazekas et on le trouvait si bon que c'était lui qui défendait nos filets lors de notre victoire 7 ans plus tard contre le Real Madrid".

En août 1957, Jef Mermans quitta le club après 15 ans de service au club. Ce n'était pas une décision facile. Jef avait alors 35 ans, mais le club estima que son départ lui couterait environ 5.000 spectateurs par match. Il put finalement partir, de plus en étant libre de transfert, fait assez exceptionnel à l'époque.

En août 1958, les 50 ans du club furent fêtés avec l'édition d'un livre par un ancien entraîneur devenu journaliste, Max Well.

La plus belle satisfaction de Roosens fut d'avoir lancé la carrière de Paul Van Himst alors qu'il n'avait que 10 ans lorsqu'il se présenta au centre de formation dirigé par Vanden Stock.

Peu de temps avant que Van Himst ne fasse ses débuts en équipe première, Roosens dut encore clôturer un dossier douloureux: le remerciement de l'entraîneur Bill Gormlie qui entre 1950 et 1960 avait remporté cinq titres avec le club. Dans le libre écrit par le journaliste de la RTBF Frank Beaudoncq sur le jubilé des 75 ans d'existence du club en 1983, il raconte: "En 1958, j'ai été séduit par la façon de jouer de l'équipe nationale brésilienne et par certains articles écrit à ce sujet par Gabriel Hanot dans L'Equipe. Il prédisait que cette façon qu'avaient les Brésiliens de voir le football changerait radicalement le jeu. Je lui ai alors écrit et j'ai demandé à le voir. Peu de temps après, je partais pour Paris en compagnie de Bill Gormlie. Nous avons discuté longuement, c'était une discussion intéressante et j'en suis revenu très enthousiaste. Notre entraîneur était quant à lui plus réticent, il restait fidèle à ses méthodes. Et ça se comprend, car il connaissait le succès depuis des années. Gormlie n'était pas seulement un homme intelligent et sympathique, mais aussi un entraîneur compétent. Il était passioné de football et avait un incroyable esprit tactique. C'est fou de voir comment il avait amélioré le jeu de tête de Jef Mermans par exemple!"

"Entre-temps, Gormlie avait fondé L'Ecole du Heyzel, mais suite au retour de Paris, il y avait un petit froid entre nous. Bill ne voulait pas essayer de jouer en 4-4-2. Plus tard, j'ai souvent remarqué que les entraîneurs changent rarement de méthode une fois qu'ils ont connu le succès avec telle ou telle méthode. Moins d'un an après le dernier titre conquis ensemble, nos chemins se séparaient".

Après, le temps était venu pour acceuillir une nouvelle générations de joueurs talentueux: Paul Van Himst, Cornelis, Heylens, Verbiest et Puis. La nouvelle équipe se caractérisait par un jeu plus raffiné. Pour former un tout cohérent, Roosens fit appel aux services du Corse Pierre Sinibaldi, un ancien joueur du Stade Reims et de l'équipe de France. Avec lui, Anderlecht apporta un football moderne, technique et raffiné, où les qualités individuelles étaient mises au service du collectif. Ce jeu rapporta 4 titres de Champion de Belgique et une Coupe de Belgique, mais aucun succès sur la scène européenne. L'équipe jouait souvent avec des hauts et des bas. En 1962-1963, Anderlecht élimina par exemple le Real Madrid, mais se fit aussi éliminer honteusement contre Liverpool. Malgré tout, on prenait souvent cette équipe comme l'exemple même du football intelligent, composée en plus de beaucoup de talents belges. Pour Albert Roosens, c'était une grande victoire en 1964 que de voir ses onze jeunes battre l'équipe nationale des Pays-Bas avec les couleurs nationales belges. Quelques mois plus tard, il félicita Van Himst, Puis et Heylens, les numéros 1, 2 et 3 du Soulier d'Or cette même année.

Pour la saison 1965-1966, le Conseil d'Administration décida de renforcer l'équipe en vue des compétitions européennes. Ainsi, on transféra Gerard Pummy Bergholtz, après Jan Mulder.

En février 1966, Laurent Verbiest était victime d'un accident. Quelques mois plus tard, Anderlecht se faisait avoir par l'arbitre français Barberan contre le Real Madrid, avec l'élimination en conséquence. Par après lors du banquet, Roosens fit une remarque assez amère là-dessus, ce qui lui valut d'être blâmé par l'UEFA. Suite à cet incident, on décida d'organiser les banquets avant les matchs et plus après.

Après le départ de Sinibaldi, Roosens fêta encore deux titres en tant que président: un avec Andreas Beres en 1967 et l'année suivante avec Noulle Deraeymaecker.

En décembre 1969, Roosens fut nommé vice-président de l'URBSFA. Entre-temps, Vanden Stock avait pris la place de vice-président du club suite au décès de Constant Demeersman. Avec le retour de Sinibaldi en avril 1970 en replacement de Norberto Höffling, Roosens montrait ses ambitions de remporter une première Coupe d'Europe. Mais après avoir gagné le match aller 3-1 contre Arsenal lors de la Coupe des Villes de Foire, Anderlecht perdit pied au retour et s'inclina 3-0. Commentaire du président à l'époque: "Nous avons eu besoin de 40 ans pour arriver à un premier titre, nous attendrons notre première Coupe d'Europe le temps qu'il faudra".

En mai 1970, Eugène Steppé démissionna des fonctions qu'il occupait depuis 1935, et Roosens devint directeur général. Constant Vanden Stock prit ainsi sa place de directeur. Un an et demi plus tard, l'Union Belge désignait Roosens pour occuper la place de secrétaire général afin de succéder à José Crahay. Dès le 1er janvier 1973, l'ancien président du Sporting s'attela à sa nouvelle tâche qui lui laissait toujours autant de temps pour aller visionner les jeunes talents. Sa carrière à l'Union Belge prit fin sur une notre tragique avec le drame du Heyzel. Accablé par des problèmes de santé, il dut rester au pays lors de la fantastique Coupe du Monde au Mexique en 1986. Le 31 décembre 1987, il céda son poste à Michel Dhooghe, mais continua a vivre le football de près.

En tant que membre d'honneur de l'URBSFA et Chevalier de l'Ordre de la Couronne, Albert Roosens était aussi le vice-président de la Commission pour Pros et Non-amateurs, et jusqu'en 1982 membre du comité d'organisation des compétitions interclubs de l'UEFA.

 

NL:

Albert Roosens


 

Albert Roosens, geboren te Anderlecht op 16 augustus, liet zich op 4 februari 1930 als speler aansluiten bij Sporting en zou nooit meer van club veranderen. Toen hij op 1 januari 1973 de club verliet, was het alsof hij bij alle Belgische clubs tegelijk een aansluitingskaart tekende toen hij benoemd werd tot secretaris-generaal van de Koninklijke Belgische Voetbalbond, een functie die hij uitoefende tot hij op 31 december 1987 met pensioen ging en vervangen werd door Alain Courtois.

Albert Roosens was een sterke persoonlijkheid, sober, duidelijk en accuraat in zijn bewoordingen. Hij is ongetwijfeld één van de dirigenten uit het Belgische voetbal die gedurende zijn hele loopbaan vanuit de tribune of naast een trainingsveld het grootste aantal spelers uit alle leeftijdscategorieën aan het werk heeft gezien. Naast zijn verplichtingen in clubverband of met de bond vond hij altijd tijd om een nieuw jong talent persoonlijk te gaan bekijken. Niemand kon hem iets wijsmaken over de technische kwaliteiten van één of andere speler, over het karakter, de beperkingen, hij wist alles al tevoren. Als voetballiefhebber én kenner stelde hij samen met trainer Pierre Sinibaldi het grote Sporting van de jaren zestig samen, dat overvloeide van talent met Paul Van Himst en de anderen. Samen met secretaris-generaal Eugène Steppé vormde hij een efficiënt en vooruitstrevend kopduo dat de club in het zog voorwaarts meetrok en het werk in gang zette waar later Constant Vanden Stock en Michel Verschueren zouden op voortbouwen.

Toen hij vijf jaar na zijn aansluiten in '35 als reservespeler de promotie van Anderlecht naar de hoogste klasse meemaakte, zag Albert Roosens zich omringd door jongeren als Victor Dorre Erroelen, Michel Van Vaerenbergh en Arnold Noulle Deraeymaecker. Hij zou ze later blijven begroeten als voorzitter. Dat zou hij ook doen met Constant Vanden Stock, die eerst speler was en later verantwoordelijke voor één van de jeugdopleidingscentra van Sporting. Een ernstig ongeval in augustus 1937 verplichtte hem met de actieve competitie te stoppen. In 1944 zou hij opnieuw de voetbalschoenen aantrekken met de Press Wanderers op zaterdagmiddag, later met de veteranen van Sporting.

Net voor het eind van de Tweede Wereldoorlog kreeg hij een bestuurstaak toegewezen als secretaris-generaal, in september 1944. Weldra werd hij ondervoorzitter en toen voorzitter Theo Verbeeck in 1951 overleed, volgde hij hem in die functie op. Toen werd ook Eugène Steppé in plaats van administratief secretaris benoemd tot secretaris-generaal. Net zoals Theo Verbeeck het zelf had gewenst. In die tijd was Albert Roosens ook voorzitter van de Brusselse en Brabantse Verstandhouding.

De nieuwe voorzitter toonde zich een autoritair en dynamisch man en zou dat blijven doen in de negenentwintig jaar van zijn voorzitterschap. Daardoor wijzigde het aanzien van de club grondig, met een overgang van het amateurisme naar iets wat van ver al leek op een professionele benadering. In dezelfde periode wandelde de concurrentie van Standard, onder leiding van voorzitter Paul Henrard en secretaris-generaal Roger Petit in dezelfde richting.

Voor het seizoen '50-'51 kondigde men op Sporting aan voortaan over te gaan tot vier trainingssessies per week. Dat kon enkel wanneer de spelers daar een financiële compensatie voor kregen wegens het werkverlies. De bond liet dat slechts toe voor zover de spelers niet meer dan 42.000 frank per seizoen toegestopt kregen. Voorzitter Kiekens van F.C. Antwerp betaalde hen zelfs helemaal niet voor het werkverlies en verschuilde hen zich daarbij achter het in 1935 door de bond gestemde Statuut voor de onafhankelijke speler, waardoor de club allerlei materiële voordelen aan een speler kon schenken op voorwaarde dat die niet in staat werd gesteld van voetballen zijn hoofdberoep te maken. Op die manier werd legaal een eind gemaakt aan ene sluimerend en pertinente ondermijning van het pure amateurisme, waar zich in de praktijk nog weinig vooraanstaande clubs aan hielden. Anderzijds vermeed men zo de hinderlaag van het professionalisme, zoals het toen op een negatieve wijze benoemd werd. In datzelfde jaar '35, toen Sporting bestaansrecht scheen verworven te hebben in eerste, ging de bond nog een stap verder door de transfermarkt open te stellen en te reguleren. Daardoor konden de clubs voortaan spelers aan- en verkopen naargelang hun financiële mogelijkheden.

Maar toen Albert Roosens het roer overnam werd dat statuut als verouderd beschouwd en zocht men naar een manier om het te omzeilen. Hoe dat in 1955 gebeurde, beschreef Eugène Steppé in zijn boek Anderlecht, de geschiedenis van een Grote Club. "Bekommerd om de toekomst van haar spelers stichtte Sporting het Fonds der Voorzienigheid voor spelers van RSCA. Verhoogde voorheffingen op de door de club betaalde vergoedingen zouden vooraf worden ingehouden en op individuele rekeningen overgeschreven worden, die de club opende op de naam van de geïnteresseerden. De som op die rekeningen kon enkel worden opgehaald door de betrokken speler zelf na zijn vijfendertigste. Op een enkele uitzondering na schreven alle spelers in. Sommigen onder hen zullen maar al te blij zijn met dat appeltje voor de dorst dat ze later kunnen ophalen."

Op het moment dat Roosens voorzitter werd, had Sporting al vier landstitels verzameld, waarvan drie op een rij ('49-'50-'51). Met een zesde plaats was zijn eerste jaar in de voorzittersstoel een overgangsseizoen. Het jaar daarop hoopte iedereen vurig op een vijfde titel, vooral toen de ploeg op de zevenentwintigste speeldag nog aan de leiding stond. Maar na opeenvolgende nederlagen tegen Racing Mechelen en Club Luik ging de titel vooralsnog naar de ploeg uit Rocourt.

Het jaar daarop, '53-'54 lukte het wel, ondermeer na een opmerkelijke uitwedstrijd bij A.A. Gent in januari, toen de Anderlechtspelers met kousen over de schoenen op een hardbevroren veld het best overeind bleven en met 2-4 wonnen.

In het voorafgaande tussenseizoen had Sporting ook op internationaal vlak al een ophefmakende zege behaald. Na het bijwonen van de wedstrijd Engeland - Wereldelftal ter gelegenheid van de honderdste verjaardag van de Football Association ging Anderlecht onder leiding van de Brit Bill Gormlie uit spelen op Highbury, het stadion van Arsenal. Arsenal had in die dagen de naam even solide en stevig te zijn als de stabiele bank van Engeland, maar Rie Meert en co veegden met die reputatie de vloer aan en wonnen met 2-3, de eerste buitenlandse overwinning op Highbury in negentig jaar. Na de match ging een meer dan tevreden Roosens zijn elftal feliciteren en schudde daarbij de hand van Meert, Matthys, Dekoster, Gettemans, Valet, Degelas, Van Steen, H. Vandenbosch, Mermans, Decorte en J. Vandenbossche.

In maart '54 zou Anderlecht bij het in dienst nemen van de nieuwe lichtinstallatie nog van zich laten spreken door met 3-2 van het Argentijnse Racing Club de Buenos Aires te winnen, waarbij Marcel Decorte op zijn Argentijns de show stal. Intussen had de club ook haar Jongerenschool opgericht, samen met een Technische Commissie, bestaande uit de voorzitter, de secretaris-generaal, een dokter, een technisch verantwoordelijke, een verantwoordelijke voor de fysieke trainingen en de Jeugdverantwoordelijke. Die commissie zou toezicht houden op de problemen van technische, medische, sociale, familiale en zelfs karakteriele aard waarmee spelers konden geconfronteerd worden.

In '43 had de club ook tegenslag te verwerken gekregen, niet enkel via een zware 7-0 nederlaag tegen Spartak Moskou, maar ook door het wegvallen van ondervoorzitter Leon De Porre, die overleed toen hij bij de rust van een wedstrijd tegen Berchem Sport van de tribune stapte.

Na een toernooi met Sporting in het toenmalige Congo werd Albert Roosens in juni '55 benoemd tot lid van het Uitvoerend Comité van de KBVB. In '67-'68 zou hij ondervoorzitter worden tot zijn benoeming als secretaris-generaal in '73.

Datzelfde jaar '55 was voor de club én de voorzitter het jaar van de eerste uitgave van de Europabeker, waaraan ook Anderlecht deelnam. De eerste tegenstander was het Hongaarse Voros Lobogo met de internationals Nandor Hidegekuti (de geniale midvoor van de nationale ploeg), Lantos en Palotas. Zij hadden samen met de Honvedspelers Puskas, Koesis, Czibor en Boszik in november '53 op Wembley een voetbaldemonstratie gegeven ten overstaan van het thuisland, dat met 3-6 ingeblikt werd. Dezelfde uitslag kreeg Sporting ginder over zich, nadat het met 0-1 op voorsprong was gekomen en met een 3-2 achterstand de rust bereikte. Over de terugmatch vertelt Albert Roosens aan Roger De Somer in één van de eerste boeken die over paarswit waren geschreven, Anderlecht, le Grand Espoir, het volgende: "Het was onze negenenzestigste internationale match, maar de eerste echte competitiematch tegen een buitenlandse ploeg in een volzet stadion. Het was een mooie wedstrijd, waarvan niemand wist welke wending hij zou krijgen. Tot de Nederlandse scheidsrechter Bronkhorst, die nochtans een uitstekende reputatie genoot, na een half uur een vrije trap toekende tegen in plaats van voor Martin Lippens. Met een aanvaller als Hidegekuti was dat uiteraard goed voor een goal. Na de rust kwamen wij tot 1-1 terug, waarna de Hongaren pas twaalf minuten voor tijd de winning goal scoorden. We kregen in die match tal van kansen, maar hun keeper pakte alles. Hij heette Arpad Fazekas en we vonden hem zo goed dat hij zeven jaar later bij ons in de goal stond toen we op Real Madrid gingen we winnen."

In augustus '57 verliet Jef Mermans na vijftien jaar trouwe dienst de club. Makkelijk had men het met die beslissing niet. Jef was toen 35, maar een deel van het bestuur schatte dat zijn weggaan de club gemiddeld vijfduizend toeschouwers per thuismatch zou kosten. Hij mocht tenslotte toch weg en kreeg nog een vrije transfer, wat in die dagen veeleer uitzonderlijk was.

In augustus '58 werd het vijftigjarige bestaan van de club gevierd met de uitgave van een Gulden Boek, uitgegeven door een voormalige trainer en journalist, Max Well.

De beste zaak die Roosens ooit deed was het voorleggen van de jonge Van Himst, die amper tien jaar was toen hij zich aanbood in een jeugdopleidingscentrum waar Constant Vanden Stock toen trainer was, samen met ex-pianist en journalist Egide Van Gils.

Kort voor Van Himst zijn opwachting zou maken in het eerste, diende Roosens nog een pijnlijke zaak af te handelen: het bedanken van de succesvolle en gewaardeerde Britse trainer Bill Gormlie die van '50 tot '60 onafgebroken aan de slag was geweest en in die periode vijf titels behaalde. Daarover vertelt hij in het boek dat RTBF-reporter Frank Baudoncq ter gelegenheid van het 75-jarige jubileum van de club in 1983 liet uitgeven: "In '58 werd ik bekoord door de manier van spelen van de Braziliaanse nationale ploeg en door een reeks artikelen die Gabriel Hanot daar in L'Equipe aan wijdde. Hij voorzag dat deze manier van spelen het voetbal wezenlijk zou veranderen. Ik heb hem toen aangeschreven en om een onderhoud gevraagd. Korte tijd nadien trok ik samen met Bill Gormlie naar Parijs.

We praatten er lange tijd, het werd een interessante discussie en ik ging nogal enthousiast terug. Onze trainer zag minder heil in het nieuwe systeem, als Engelsman hield hij vast aan het WM-systeem. Begrijpelijk, want hij had er jaren succes mee gekend. Gormlie was niet enkel een intelligent en sympathiek man, maar ook een bekwame trainer. Hij was doordrongen door voetbal, had een uitstekend tactisch inzicht. De manier waarop hij bijvoorbeeld het kopspel van Jef Mermans had bijgewerkt tot daar niets meer aan op te merken viel, zal me altijd bijblijven."

"Intussen had Gormlie ook al de Heizelschool voor Oefenmeesters opgericht, maar na de terugkeer uit Parijs was er een kilte tussen ons gekomen. Bill zag helemaal niets in een 4-4-2-opstelling. Ik heb later ook nog vaak vastgesteld dat trainers moeilijk afstappen van een bepaalde manier van werken waarmee ze op een bepaald moment succesvol zijn geweest. Minder dan een jaar na de laatste titel die we samen behaalden, scheidden onze wegen."

Vanaf toen werd de tot dan erg Brits voetballende groep waartoe al Martin Lippens, Jef Jurion, Pierre Poep Hanon en Jacky Stockman behoorden aangevuld met jong talent: Paul Van Himst, Cornelis, Heylens, Verbiest en Puis. De nieuwe mix kreeg door de jonge talenten een meer Latijnse en technisch verfijnde inslag. Om dat geheeld in goede banen te leiden, deed Albert Roosens een beroep op de Corsicaanse trainer Pierre Sinibaldi, een voormalige speler van Stade Reims en de Franse nationale ploeg. Met hem bracht Anderlecht gestileerd en technisch verfijnd modern voetbal, waarbij de individuele capaciteiten ten dienste van het collectief werden uitgespeeld. Het leverde vier nationale titels en één Beker van België op, maar succes op het Europese vlak bleef uit. De ploeg speelde met hoogten en laagten. Schakelde in '62-'63 in de Europabeker voor Landskampioenen Real Madrid uit, maar liet zich dan weer genadeloos wegspelen zoals tegen Liverpool. Toch wordt dat elftal aangehaald als een voorbeeld van intelligent aanvallend en mooi voetbal, gebracht met bijna uitsluitend Belgisch talent. Voor Albert Roosens was het een enorme voldoening om zijn elf jongens in '64 in een interland met Nederland te zien zegevieren in de trui van de nationale ploeg. Een paar maand later feliciteerde hij Van Himst, Puis en Heylens, de nummers één, twee en drie in het referendum van De Gouden Schoen van dat jaar.

Na lang beraadslagen besliste de raad van beheer voor het seizoen '65-'66 buitenlandse versterking binnen te halen, waarna Jan Mulder en Gerard Pummy Bergholtz werden aangetrokken.

In februari '66 kwam Laurent Verbiest om bij een auto-ongeval. Een maand later werd Sporting op Real Madrid geflikt door de Franse scheidsrechter Barberan, met de uitschakeling als gevolg. Op het banket achteraf maakte voorzitter Roosens er een bittere opmerking over, wat hem een blaam van de UEFA opleverde. Na dat incident werd besloten om voortaan de Europese banketten voor de bekerwedstrijden te organiseren in plaats van erna.

Na het vertrek van Sinibaldi vierde Roosens nog twee titels in zijn hoedanigheid als voorzitter: één met Andreas Beres in '67 en het jaar daarop met Noulle Deraeymaecker. Met die twee laatste erbij Sporting van '64 tot en met '68 vijf keer naeen kampioen, een ongeëvenaard record in België.

In december '69 werd Roosens benoemd tot ondervoorzitter van de KBVB. Intussen was Constant Vanden Stock al gecoöpteerd door het bestuur waar hij na het overlijden van Constant Demeersman meteen de functie van ondervoorzitter waarnam. Met het terughalen van Sinibaldi in april '70 ter vervanging van Norberto Höffling meende Roosens eindelijk zijn eerste Europabeker binnen te halen. Maar nadat het in de Beker voor Jaarbeurssteden in de heenmatch met 3-1 had gewonnen van Arsenal, ging Anderlecht in de terugmatch met 3-0 cijfers onderuit. Commentaar van de voorzitter nadien: "We hebben veertig jaar nodig gehad om aan de eerste titel te geraken, we zullen op onze eerste Europabeker wachten zolang dat nodig is."

In mei '70 legde Eugène Steppé de bevoegdheden die hij sinds 1935 bezat, vrijwillig neer, waarop Albert Roosens benoemd werd tot algemeen directeur. Constant Vanden Stock nam zijn plaats als voorzitter in. Anderhalf jaar later werd Roosens door de bond aangeduid als opvolger voor secretaris-generaal José Crahay. Vanaf 1 januari 1973 begon de voormalige Sportingvoorzitter aan zijn nieuwe taak, waarbij hij nog steeds zoveel mogelijk tijd vrijmaakte voor het van nabij volgen van getalenteerde jonge voetballers. Zijn loopbaan als bondsvoorzitter eindigde in mineur na het Heizeldrama. Gekweld door gezondheidsproblemen moest hij wegblijven van de Mondiale '86 die zo succesvol verliep voor de Belgen. Op 31 december 1987 stond hij zijn post af aan Michel Dhooghe, maar bleef het voetbal van nabij volgen.

Als Erelid van de KBVB en Ridder in de Orde van de Kroon was Albert Roosens in Europees verband ondervoorzitter van de Commissie voor profs en niet-amateurs en tot 1982 lid van het organisatiecomité van de interclubcompetities van de UEFA.

 



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Posted 16 April 2013 - 19:29

ALBERT ROOSENS EST DECEDE A L'AGE DE 77 ANS

Mercredi 8 septembre 1993

Un grand dirigeant nous quitte

Albert Roosens est décédé à 77 ans

Si le grand public a parfois tendance à méconnaître les dirigeants sportifs, il en est au moins un en Belgique qui a fait exception: Albert Roosens, un des anciens président du RSC Anderlecht et prédécesseur d'Alain Courtois au poste de secrétaire général de l'Union belge.

Ce grand dirigeant qui, pendant des décennies, mérita le mieux le titre de «M. Football belge» vient de nous quitter. Il est décédé ce mercredi matin à l'âge de 77 ans.

Né en 1916 à Anderlecht, Albert Roosens signa sa première carte d'affiliation au Sporting local à l'âge de 10 ans. Il joua dans toutes les équipes alignées à l'époque, depuis les «Mills» (les minimes d'alors) jusqu'en première mais, à 20 ans, il fut victime d'une grave blessure au pied: rupture des ligaments avec arrachement osseux. Comme en ce temps-là il n'y avait pas de chirurgien capable d'entreprendre pareille opération, Albert Roosens dut se résoudre à abandonner les chaussures à crampons. Détail piquant: avant d'être mordu pour le football, il avait rêvé d'être... chirurgien.

En 1942, Théo Verbeeck, le président du RSCA dont le fils, Lucien, était son ami, lui confia la direction du comité des jeunes. Un an plus tard, il devenait secrétaire général adjoint. A la libération, le conseil d'administration le bombarda secrétaire général. En 1951, à la mort de Théo Verbeeck, il devenait président. A 35 ans!

Sous son égide, le Sporting prit son véritable départ pour devenir le grand club que nous connaissons aujourd'hui.

Anderlecht conquit son premier titre national en 1947. Albert Roosens en était fier et rappelait alors avec modestie: Entre 1920 et 1935, nous avons fait six fois la navette entre la première et la deuxième division. Certains s'amusaient à nous appeler «le club ascenseur». Cette époque est révolue et, dorénavant, les meilleurs devront nous craindre.

Ce qui fut vrai. En 1962, Anderlecht élimina ainsi le prestigieux Real Madrid de la Coupe d'Europe des champions grâce à un 3-3 à Chamartin et à un but au Heysel de Jef Jurion, que l'on allait baptiser «Mister Europe».

Pour apporter le renom international au Sporting, Roosens travailla et s'entoura d'une équipe efficace, confiant le secrétariat général à Eugène Steppé.

Pendant 20 ans, Albert Roosens dirigea le RSCA puis, en 1971, la succession de José Crahay au secrétariat général de l'Union belge lui fut offerte. Appartenant au Comité exécutif depuis 1955 et longtemps membre de la Commission du football professionnel et non-amateur au sein de l'UEFA, faisant de surcroît partie de la Commission d'organisation des coupes d'Europe, Roosens était déjà habitué aux arcanes fédérales. Une fois de plus, il retroussa ses manches.

Avec l'appui de Roger Petit, du Standard de Liège, qui avait également compris qu'il était impérieux d'évoluer, il favorisa l'introduction des joueurs étrangers dans les clubs belges et encouragea à la naissance d'équipes à vocation professionnelle. Avec d'autres dirigeants clairvoyants, il fonda la Ligue professionnelle. C'était un homme d'action et de réflexion, de bon sens ausssi.

Travaillant sans compter ses heures et assisté d'une épouse compréhensive, il désertait souvent son bureau pour visiter les plus petits clubs du pays et prendre la température du football belge à tous ses niveaux.

La fin de sa carrière - et de sa vie - fut gâchée par le drame du Heysel. Il ressentit durement sa condamnation par la Justice, mais il fut sans doute réconforté par le soutien que lui témoignèrent alors les nouvelles autorités fédérales, et en particulier le Président D'Hooghe.

Malade, il resta un fidèle de la tribune d'honneur du Stade Constant Vanden Stock tant que ses dernières forces le lui permirent. Sa place restera vide vendredi soir contre le FC Malinois...

 

 

 

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